“Les bénévoles au cœur du projet”

Franck Tiriakian, du violet au jaune et bleu !

Avec son grand copain Nicolas Liachenko, Franck Tiririakan (Titi pour tout le monde) a longtemps été considéré comme un grand espoir régional du TFC : ses pré-sélections en équipe de France de jeunes laissaient présager en effet un enchaînement au sein du club de la ville rose. Deux titularisations en équipe pro contre Cannes en championnat, à Poitiers en coupe de France, confirmait cette tendance pour le jeune attaquant droit capable de mettre le feu dans les défenses adverses. Nicolas, Titi, Fabien (Barthez) n’ont depuis, jamais perdu le contact ; amitié sans faille malgré des parcours quelque peu différents. Titi a choisi Montauban, son club de formation, préférant sans doute une tranquillité qui correspond à son tempérament : près de sa très belle famille, près de ses nombreux amis ; l’homme est attachant, bien dans son costume d’ex-footballeur de haut niveau amateur. Des regrets ? Pas sûr que le monde du foot professionnel soit le lieu idéal pour un sportif qui a tout connu au MFC sous la tutelle de François Brisson, ou encore à Cazes, club familial : accessions jusqu’au niveau 3 national, Champion de France, coupes du Midi… Il revient sur son parcours, parle du présent !

« LE PRIVILÈGE DES RELATIONS HUMAINES »

1/ Bonjour Franck ! Que retenez-vous aujourd’hui de votre parcours de footballeur ?

Le football, c’est avant tout les rencontres qu’elle offre sur le plan humain ; bien sûr, il y a les résultats, les titres que j’ai pu remporter, que ce soit au MFC à Cazes, mes pré-sélections en équipes de France jeunes. Aujourd’hui, à mon âge, je constate que mes amis ce sont des gens du foot, qu’ils soient de Toulouse, Montauban ou Cazes. Ces deux axes (humains et sportifs) sont ceux que garde ma mémoire de sportif.

 2/ Des regrets ?

Quand on est dans un centre de formation, on a bien sûr tous envie de devenir professionnel. Mais tout est aléatoire, ou question de circonstance. Lorsque j’étais au TFC, le club n’a fait signé que deux jeunes (Barthez et Bancarel) ; l’année suivante, pour des raisons internes, ils en avaient retenu dix. Des regrets ? Oui, et c’est là le seul petit regret. Tout cela tient à peu de chose, à un brin de chance aussi.

3/ Aujourd’hui le foot et Franck Tiriakian c’est quoi ? 

Il y a longtemps que je suis éducateur au sein du MFC. J’ai eu envie d’apporter aux jeunes ce que l’on m’avait amené ; bien sûr, je regarde le foot à la TV (pas tout), et je vais quelques fois au Stadium, ce qui me permet de retrouver des amis. Mais les mercredis, c’est ma passion que j’essaie de faire passer aux jeunes.

4/Un conseil que vous pourriez donner à des jeunes qui aspirent à être professionnel

Pour ma part, je suis parti à Toulouse à l’âge de 13 ans ; c’est dur d’être coupé du milieu familial, de ne pas avoir une jeunesse « normale », de « manquer » son adolescence. Bien sûr, il y a les copains du centre de formation, les conneries que l’on faisait ensemble, que l’on se rabâchait. Le conseil que je donnerais ? C’est de rester un peu plus longtemps dans leur club ; tout est d’ailleurs mieux structuré au aujourd’hui à ce niveau.

 5/ Quel regard portez-vous sur ce MFC-TG d’aujourd’hui ? 

Je trouve que la section des jeunes s’est remarquablement structurée ; il y a longtemps que les U 17 n’avaient pas évolué à ce niveau. Bien sûr, comme beaucoup de personnes qui aiment ce club, je souhaite que l’équipe seniors 1 joue à un autre niveau. Les féminines sont au bon tempo en Division 2 ; mais Montauban mérite une équipe garçons de National 3 au moins. Voilà le petit bémol que je mets à titre personnel. Bien sûr, je crois que c’est le vœu de beaucoup de personnes ; question de temps ?

6/Fabien Barthez et vous, c’est toujours la même source d’ amitié ?

Oui avec Fabien (Barthez), l’amitié persiste ; nous allons parfois au stadium ensemble, discrètement. Barthez n’aime pas s’exposer, se montrer. Il est toujours aussi simple et apprécie les choses… simples. Cet été, nous avons passé huit jours ensemble en vacances. Comme il habite maintenant Toulouse, on se voit plus souvent ; c’est un homme tranquille par excellence.

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