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Laurent Portelli, un engagement, un amour fou !

Laurent Portelli, un engagement, un amour fou

Il dénonce lui-même, chez lui, un caractère parfois fluctuant ; mais Laurent Portelli est bien cet ancien élève de quelques éducateurs avérés pour qui il a une reconnaissance sans ligne d’arrivée. Lorsqu’il parle d’Yvon Robinson, l’ancien stratège de la D3 méféciste, c’est le mot « Monsieur » qu’il emploie. De Rodolphe Portolès, qu’il a croisé lors de son passage au monde de l’adulte, il n’a pas peur de faire référence à la notion de mentor. La vie, sa construction, c’est tout cela : l’homme que l’on rencontre au bon endroit, au bon moment… Cet autoportrait de Laurent Portelli, c’est assurément le symbole des valeurs que l’on peut puiser dans le sport en général, dans le football amateur en particulier : la reconnaissance aux autres a permis à Lolo de s’installer dans le fauteuil des serviteurs de la jeunesse, de s’inscrire dans une réussite professionnelle. Merci Laurent pour cet exposé plein d’amour, merci de servir la cause éducative avec autant de passion et de sincérité. Tu as pris, tu as su emmagasiner ; la beauté de l’homme s’exprime toujours dans le respect d’un plein engagement.

  1. S’il est un homme et un technicien que tout le monde connaît au sein du MFC-TG, c’est bien Laurent Portelli. Pouvez-vous toutefois en dire un peu plus sur votre parcours d’homme, de joueur et de technicien ?

J’ai 46 ans et je suis père de deux enfants, Camille 16 ans (en U18F) et Thomas bientôt 20 ans. Professionnellement, je suis depuis un an Responsable de région au sein du groupe Taquipneu après six ans passés au Conseil départemental de Tarn-et-Garonne.

J’ai commencé à jouer au foot à 13 ans au MFC et je suis passé par toutes les catégories jusqu’aux seniors. J’ai eu la chance d’évoluer dans des groupes avec pour éducateurs fabuleux comme Jeannot Escarra, Bernard Della Bianca, Lucien Zawislak, Henri Regourd ou encore Monsieur Yvon Robinson. Mais celui qui a bercé mon adolescence et ma vie de jeune adulte c’est Rodolphe Portolès.

C’est mon mentor, celui qui a souvent su tirer le meilleur de mes quelques qualités et ce, en dépit de mon très mauvais caractère. Je lui voue une admiration sans borne ; sa manière d’entraîner ainsi que son approche de la psychologie et des moteurs de chaque individu ont fait l’essentiel de l’éducateur que je suis devenu.

J’ai toujours été un joueur moyen, attaquant en jeunes ; j’ai reculé au fur et à mesure pour passer quelques belles saisons en position de 6. J’ai participé à de bien belles aventures avec Albefeuille Lagarde (sous les ordres de Rodolphe Portolès et plus tard de Jacky Vallino), Lacourt St Pierre avec Emile Rivière, Bressols avec David Quadri, St Etienne de Tulmont et enfin pour finir 8 saisons à Montricoux avec David Trivino et Jean-Michel Daugé. J’ai pris un plaisir fou à jouer et durant toutes ces années je me suis fait des amis pour la vie avec des bons mecs comme Pierre Carla, Jean-Christophe Revelli ou Christophe Fabre et tant d’autres… c’est bien là que je me rends compte que ça fait ancien combattant, mais rien ne remplacera la place qu’a occupé et qu’occupe le football dans ma vie.

Je suis éducateur au club depuis 13 saisons malgré une infidélité de quelques mois, qui m’a permis de bien saisir à quel point je suis dans mon élément au club. J’ai été capturé comme bons nombres d’entre nous en amenant mon fils en débutants à l’époque. C’est Cédric Bertrand, responsable de l’école de foot qui m’a confié mon premier groupe en U8-U9 et qui m’a permis de me former avec les cadres techniques du District : Romaric Arnon et l’incontournable Daniel Tristan ; de grands professionnels que j’ai appris à connaître et que j’apprécie beaucoup en tant qu’hommes,. Ce n’est un secret pour personne. J’ai basculé en U11 trois saisons puis avec l’équipe 3 seniors, groupe sur lequel j’ai passé le BMF. J’ai donc intégré, durant quelques mois, le FC Les 2 Ponts avant de revenir au club depuis 3 saisons et m’investir corps et âme dans l’évolution et la structuration de la Préformation et formation chez les féminines.

2/ Vous avez longtemps œuvré au sein des équipes seniors garçons du club méféciste ; aujourd’hui, vous avez franchi le cap en portant la bonne parole auprès des féminines. Pouvez-vous parler de cette nouvelle expérience, ses différences, son approche pédagogique, les valeurs qui se dégagent d’un groupe féminin ?  

– Aujourd’hui je peux le dire, je suis sorti plus que désabusé de mon expérience avec les seniors et l’envie de tout arrêter ne me quittait plus. Les féminines m’ont sauvé et plus particulièrement tout ce qui fait la fraîcheur du football féminin. Outre les différences physiques et techniques, c’est la fraîcheur, l’envie de travailler, le goût de l’effort de ces jeunes filles qui me permet aujourd’hui de prendre un plaisir fou. Un groupe de filles n’est pas différent d’un groupe de garçons : certes la gestion n’en est pas simple, parfois mais avec un peu de malice et une bonne dose de « chambrage », il est possible de créer une belle ambiance de groupe et une solidarité dans l’effort très appréciable.

J’ai la chance au club d’avoir des groupes de très bon niveau, ce qui nous permet de regarder dans les yeux les clubs phares historiques du foot féminin dans la région. Aujourd’hui, chez les jeunes comme chez les garçons, nos équipes féminines U15F et U18F sont respectées et reconnues dans la région. Tous nos adversaires savent que jouer le MFC-TG n’est pas une partie de plaisir ; c’est une grande fierté pour moi. Mon objectif et mon rôle, avec l’apport immense d’Eric Giuseppin, est de faire en sorte que certaines filles puissent prétendre un jour intégrer le groupe de la D2F. Parvenir à fournir une ou deux joueuses susceptibles d’intégrer la D2F par génération serait un atout formidable pour le club. Nous y travaillons chaque jour… les premières pointent le bout de leur nez…

3/ Vous avez toujours manifesté un profond attachement au MFC ; quel est le moteur de cette fidélité ?

– J’aime mon club depuis toujours et mon sang est « jaune et bleu » pour la vie !! Je souhaite à chacun de prendre autant de plaisir que j’en ai eu en tant que joueur et que j’en ai aujourd’hui en tant qu’éducateur. Le football fait partie de mon équilibre et occupe une part importante dans ma vie. J’ai la chance que ma fille partage ma passion et c’est une grande fierté pour moi de la voir évoluer sous les couleurs du club et d’en embrasser les valeurs. Par ailleurs, je suis entouré de belles personnes comme Christelle Cancho, Lolita Martin, Benoît Escalas, Erkan Wallart, Florian Boggione ainsi que la famille Chicard toute entière, Robert Landes, Antony Moulierac, Patrick Rouchy et tant d’autres que j’apprécie beaucoup. Le côté humain est fondamental à mes yeux, L’ambiance au club me plaît et c’est d’autant plus simple de s’y investir quand le plaisir est au rendez-vous.

4/ Jean-Michel Malavelle, prudemment, patiemment, avec opiniâtreté construit le MFC-TG de demain avec l’appui d’un groupe de dirigeants soudé; comment percevez-vous cet engagement total ? club me plaît et c’est d’autant plus simple de s’y investir quand le plaisir est au rendez-vous.

– Jean-Michel Malavelle fait un travail extraordinaire depuis son arrivée et son engagement au service du club est tout simplement exemplaire. C’est notre capitaine et il a mené ce beau navire à travers les tempêtes du passé, jusqu’à des eaux plus paisibles aujourd’hui, tout en restant sur le qui-vive tant la conjoncture actuelle est source de dangers pour les associations. Je pense que notre club est à son image, d’une juste prudence, patient mais résolu à réaliser les objectifs fixés. Cette gestion sereine nous protège à mon sens des affres de la folie des grandeurs.

5/ D’après-vous, que manque-t-il au club pour aller un peu plus haut dans la hiérarchie ; on pense notamment aux seniors garçons qui semblent avoir trouvé un encadrement très prometteur ?

– Il ne manque rien ! Tout est en place et ce n’est qu’une question de temps pour que les seniors retrouvent la R1. Ça bosse bien, l’effectif est de qualité avec un mix intéressant entre l’expérience et la fougue de la jeunesse. J’apprécie Chaib Ouali aussi bien humainement que pour le jeu qu’il propose ; ce qui m’apparaissait comme un pari audacieux il y a deux saisons, s’est avéré une bien belle réussite à mes yeux. Cette montée en puissance des seniors garçons correspond à cette dynamique positive et plaisante que je ressens dans le club. Ça va venir, et même si les conditions sanitaires nous privent de lutter pour gagner cette accession sur le terrain, le temps joue pour nous !

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