“Les bénévoles au cœur du projet”

Portrait de Kamel Hamada !

«UN 9 DE COEUR»

Il a rétabli la légende qui laissait croire qu’il était arrivé en France avec une valise en carton : « Non rectifie l’ancien goléador du MFC ; j’ai débarqué à Toulouse avec un petit sac où il y avait un pantalon, une chemise et le minimum pour assurer la toilette. 10 jours d’essai à l’UST, le club créé par Lilian Buzichelli ; et comme je n’avais pas été retenu, j’ai été recommandé par mon ami Gassis (pro) au club d’Auch. J’ai connu dans le Gers d’excellents moments avec des joueurs de talents tels les Desbarats, Zamora, Glaria… » Mais il était dit que son travail précaire dans la cité de d’Artagnan, héros d’Alexandre Dumas, et ses qualités dans la surface de réparation adverse n’allaient pas passer inaperçues : « J’ai été contacté par Messieurs Gomila et Tressens pour rejoindre Montauban ; le bon choix, celui qu’ avait cet attaquant dont le style s’apparentait à l’ancienne gloire parisienne Carlos Bianchi : « Oui effectivement, j’avais ce flair devant le but ; il compensait mon manque de vitesse. J’étais un attaquant de surface. »

Du flair ? Kamel « pour tout le monde » allait marquer son passage sous les couleurs Jaune et bleu par son appétence pour les chiffres ; et s’ il devint un attaquant majeur du club, il avait saisi toute l’importance de cette main tendue par les deux anciens présidents. Le joueur répondait toujours présent, l’homme savait qu’il pouvait construire une vie solide dans la cité d’Ingres ; méticuleux, soucieux de ne rien laisser au hasard, Kamel profita de son statut de joueur de football pour s’inscrire dans un projet professionnel et familial : « J’ai pu intégrer l’ancienne société Korvette et ai effectué ma carrière dans ce qui est aujourd’hui Auchan. » Son amour de jeunesse rejoignait la France et devint Madame Hamada ; une belle histoire qui donnait naissance à quatre enfants tous dirigés vers l’excellence.

Fidélité, respect, farouche envie d’aller toujours dans le sens de la qualité, ont fait de cet ancien joueur un homme qui a su construire sa vie avec patience et réussite. Un bel exemple pour la jeunesse.

« LE BONHEUR EST DANS LE PARTAGE »

  1/ Quel regard portez-vous sur votre carrière de joueur, d’entraîneur ?

– Au départ, j’étais venu en France avec l’idée d’être professionnel ; mais la marche était peut-être un peu haute. En ma qualité de joueur amateur de 3e Division, j’ai conscience d’avoir répondu à l’attente de mes dirigeants et de mes entraîneurs. Ma profession (sic) ? Buteur ! Comme entraîneur, que ce soit à Cazes (vainqueur de la coupe du Midi), à Labastide du Temple ou à Lafrançaise, j’ai trouvé des émotions différentes sur le banc mais j’ai pris également beaucoup de plaisir.

 2/ Vous êtes toujours fidèle à ce rôle d’éducateur, et au sein de votre club de cœur

– Effectivement, tous les mercredis et samedis, je suis avec les jeunes ; c’est une approche formidable. Les enfants sont naïfs, ils croient en toi ; mon bonheur est dans ce partage car ces petits footeux ont les deux pieds dans le même sabot !! Les plateaux du samedi, ce n’est que du plaisir.

3/ Quelle est votre approche éducative ?

– Je vois trois objectifs :

a/  Offrir le meilleur accueil possible à tous les joueurs et joueuses en leur proposant des entraînements avec un encadrement de qualité.

b/ Former les jeunes en leur donnant un bagage technique solide et de bonnes bases tactiques, et un inculquer un état d’esprit fondé sur la volonté de progression.

c/ Donner dès le plus jeune âge une éducation de sportif basée sur la politesse, le respect et le fair-play.

4/  Votre regard sur ce MFC-TG d’aujourd’hui ?

– Le club possède aujourd’hui un excellent outil de travail et œuvre dans le bon sens. Je pense souvent à la trajectoire de Rodez qui est parti de l’ancienne DH ; il faut suivre cet exemple. Le club doit retrouver les championnats nationaux : avec de la constance et de l’acharnement, mais aussi de la patience, la réussite peut être au bout.