“Les bénévoles au cœur du projet”

Rodolphe Portoles, Une vraie passion éducative !

Il fait partie de cette catégorie de joueur, à l’instar d’Hervé Ramondy, de Laurent Barrau, et d’autres… à être entré dans la légende méféciste. Rodolphe Portolès parle en « jaune et bleu », respire en lui le parfum du Saulou, de Courbet et bien sûr de la Fobio ; un père éducateur, un frère joueur comme lui, une maman grande supportrice, une famille qui a toujours honoré le maillot montalbanais. Joueur, bien sûr, mais éducateur convaincu, porteur de valeurs essentielles durant de longues décennies. L’homme est engagé, l’enseignant milite pour développer le sens du devoir, l’éducateur pour compléter cet apprentissage de vie que seul le sport est en mesure de favoriser. L’ancien TGV de la Fobio reste toujours percutant dans son engagement de citoyen ; mais l’éducateur redevient très vite cet homme qui n’est habité que par un seul objectif : apporter savoir et amour à la jeunesse. Un bel exemple pour la jeunesse !

  1/ Vous êtes l’enfant type du MFC. Pouvez-vous retracer votre parcours de joueur ?

Où là, cela pourrait être long ….

J’ai démarré au MFCTG, je devais avoir moins de 10 ans, avec comme entraîneurs J.Pierre Sliman et Christian Civera ! On s’entraînait sur le terrain du fond du Saulou…. Et j’avais comme partenaire Robert Delgado déjà qui, lui aussi, a fait une très belle carrière au MFCTG.

J’ai traversé ainsi toute les équipes de jeunes du club jusqu’aux juniors. En toute modestie, peu de titres nous ont échappé au niveau départemental, coupes et championnats ! A partir de la catégorie cadets on a commencé à se frotter aux équipes de Ligue, cela devenait plus dur, mais nous tenions notre rang en étant systématiquement aux places d’honneur, avec des coachs exceptionnels Pierre Mendiola, Michel Salido. J’ai ainsi pu croiser des joueurs de renom, J.Louis Zanon à Lafrançaise, Daniel Bravo à Cugnaux, Claude Puel à Castres…..

Nous formions une très belle équipe de copains, l’apothéose pour notre génération aura été , sans aucun doute, l’épopée en Gambardella, où nous avions réussi à battre Angoulême, puis les Girondins de Bordeaux (2 à buts à 1), dans un stade de la Fobio déchaîné avec plus de 1500 spectateurs !

Ensuite est venu le temps des seniors, joueur de club par excellence, je pouvais évoluer dans les trois équipes seniors selon les besoins. Je garde en mémoire mon premier match en équipe fanion, c’était à Luzenac aux côtés des Ramondy, Cassayre, Trevisan, Baudier……j’avais 17,5 ans !

Capitaine de l’équipe réserve DHR à l’époque, R2 aujourd’hui j’ai ensuite enchaîné 5 saisons en divisons3 et division4, sous les ordres de M. Mouynet, Jean Claude Cabaret, Jean Claude Mouillerac, Gérard Trevisan, Jean Thyssen et Michel Salido de nouveau. Que du beau monde …..A noter ce fameux parcours en coupe de France qui nous a mené jusqu’aux 32ème de finale contre l’Olympique de Marseille à Cahors.

 2/ Il y a ensuite ce long parcours en qualité d’éducateur au sein du club, dans la continuité de votre cursus professionnel.

En fait j’ai commencé à encadrer les jeunes dès mon adolescence, à 15 ans environ, dirigé par une sacrée équipe d’éducateurs (Bosca, Venesson, Civera, Soleto, Iseni… et tant d’autres). Cela a été une vraie passion pour moi, et m ‘a fortement orienté dans ma carrière professionnelle quelques années plus tard. C’est à cette époque là que nous avons certainement bâti les fondations de cette identité de club formateur, reconnue dans toute la région.

Après l’école de foot, j’ai encadré la catégorie cadets, et pour la première fois dans l’histoire du club, nous avons été champion Midi-Pyrénées, ce qui nous a ouvert les portes du championnat national ! Que de bons souvenirs, et une grande fierté, avec J.Claude Soleto à mes côtés ; quelle aventure pendant deux saisons pour se maintenir au milieu de ce qui se faisait de mieux dans cette catégorie, avec de nombreux centres de formation de clubs pro. A cette époque je passais mon temps sur les terrains entre joueur et éducateur, avec des déplacements très lointain, je me demande encore comment j’ai tenu …..

Par la suite, naturellement, j’ai basculé dans l’encadrement des équipes seniors, avec l’équipe réserve en DHR à l’époque, aux côtés de Marc Levy, ancien portier de l’OM pour l’équipe1 et ensuite de François Brisson qu’on ne présente plus. Des moments formidables et surtout une équipe réserve qui servait de tremplin pour de nombreux jeunes formés au club, le lien était fait entre la formation et la compétition de haut niveau.

Sollicité par Albefeuille Lagarde qui évoluait à l’époque en PH, j’ai eu trois saisons d’infidélité au MFC, pour rejoindre des copains, où nous avons vécu de belles choses avec une descente et une remontée immédiate l’année d’après.

Après un break de quelques mois, besoin de souffler certainement, j’ai réintégré l’école de foot en accompagnant mes deux fils qui voulaient jouer au foot eux aussi, au grand désespoir de leur mère ! De fil en aiguille, j’ai repris ainsi un abonnement pour une douzaine d’années dans les catégories U12 et U13, participant activement à la pré formation, en donnant les bases nécessaires à tous ces jeunes pour les préparer le mieux possible au foot à 11. Bien dans son corps, bien dans sa tête, en travaillant tout en prenant beaucoup de plaisir, dans le respect des uns et des autres tel était le message dispensé pour progresser vers le haut niveau. Aujourd’hui je suis très fier de retrouver bon nombre d’anciens « petits » qui évoluent maintenant dans les équipes seniors !

3/ Aujourd’hui au sein du MFC, Rodolphe Portolès, c’est quelle fonction ?

Je n’ai pas de rôle bien identifié, parce que je n’aime pas faire les choses à moitié et le temps me manque pour m’investir véritablement. J’ai fait le choix de m’engager dans la politique locale et régionale et donc peu disponible. Je suis très pris alors que je suis toujours en activité aussi. J’essaye d’apporter un éclairage quand on me le demande, une aide dans certains dossiers, un appui pour la commission formation professionnelle, pour les stages, et bien sûr j’essaie d’être un relai efficace auprès des collectivités dans tous les dossiers qui concernent le MFCTG.

J’aime beaucoup venir voir des matchs, j’ai suivi avec attention la progression des féminines, et bien sûr, garder de la place pour jouer quelques rencontres avec l’équipe des vétérans le vendredi soir ! En résumé, c’est prendre du plaisir à venir sur ce stade et rencontrer plein de gens que j’ai croisés quelques années en arrière. C’est ça aussi la finalité du sports, garder la fidélité en amitié, même si on se voit moins, même si on ne partage pas tout, avoir plaisir à se retrouver et refaire le monde !

4/ Dans un rappel à l’histoire, on ne peut pas oublier votre papa, votre frère

On pourrait rajouter ma mère aussi, personnalité incontournable des bords de terrains ou des tribunes de la Fobio pendant tant d’années !

Mon père a joué à la Vaillante me semble t-il avant la fusion avec l’autre club de la ville et la création du MFC. Il en garde un vilain souvenir avec une dent cassée, visiblement la VAR n’existait pas encore.

Quant à mon frère Francis, il a évolué lui aussi dans toutes les équipes de jeunes du club, avec lui aussi un très beau parcours en Gambardella. Je ne vous dit pas les week-ends à la maison, cela parlait foot ! Par la suite il est parti rejoindre des copains, car le choix professionnel qu’il avait pris ne lui permettait pas d’assurer les entraînements.

 5/ Vous avez vécu récemment la douloureuse disparition de votre Robert Landes

Robert était plus qu’un ami, c’était un peu un membre de la famille, nous étions très proches, nous partagions tant de choses depuis plus de 30 ans. C’est difficile d’admettre qu’il nous a quittés, cela reste un moment très douloureux pour moi, j’ai encore du mal à en parler au passé…… C’était un homme exceptionnel, j’assume avec J.Claude Soleto sa venue au MFCTG, certainement une des plus belles recrues du club. Il nous manque beaucoup à tous, sa rigueur, sa gentillesse, son dévouement vont nous manquer pendant longtemps.

6/En quelques mots, comment percevez-vous ce MFC-TG dynamisé par un président très investi ?

Que de chemin parcouru par J.Michel et toute son équipe qu’il a su fédérer autour de lui, Michel Cathala, Eric Marenco et bien d’autres encore. Il est déjà rentré dans l’histoire du club, la métamorphose du MFCTG il peut en assumer la paternité. Le club grandit de jour en jour, d’abord en maintenant son niveau d’excellence en formation depuis plusieurs décennies, tout en gardant une très belle image du club, tant sur le plan du comportement que de la qualité du jeu fourni. Il a mis des hommes clés là où il faut, Guillaume Ramelet à l’école de foot et Julien Boyer à la préfo. Mais en plus, grâce a une vision avant-gardiste, il a su bien avant tous les autres, grâce a des personnes de valeurs, Cédric Bertrand, Laurent Portelli entre autres, développer le football féminin au niveau d’excellence, en devenant le club référence du monde amateur. Soraya est un coach reconnue, qui a su hisser l’équipe jusqu’en D2, et appuyée par Eric Guiseppin je n’ai pas d’inquiétude pour l’avenir. Aujourd’hui il reste aux seniors garçons à franchir un pas, pour que cela soit parfait ; mais je ne doute pas que le travail formidable mené par Chaïb Ouali, finisse par payer, les joueurs le méritent tant, et je fais même le pari, qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin, si d’aventure, ils atteignaient leur objectif principal cette saison.